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Historique de l'immeuble
Peu de choses nous sont parvenues des deux domaines seigneuriaux de Blainville au XVIIIe siècle. La seigneurie a très tôt été séparée en deux, Marie-Thérèse Céloron de Blainville obtenant la partie Ouest et Marie-Hippolyte sa soeur la partie Est. Dès 1798-99, le successeur de Marie-Thérèse, Joseph-Hubert Lacroix s'est départi du manoir et du domaine de l'Ouest (voir le site du manoir de Blainville et de son moulin à vent, au 167 du chemin de la Grande-Côte). Il en va de même pour le manoir et le domaine de la partie de Marie-Hippolyte, jadis situés dans la Grande-Côte, juste à l'Est de la gare de Rosemère.
Marie-Hippolyte Céloron de Blainville épouse en 1757 Louis-Hugues Hertel, co-seigneur de Chambly. Ce n'est qu'en 1778 qu'ils s'installent dans leur section de la seigneurie de Blainville, le long de la Grande-Côte. C'est probablement à cette époque qu'est construit le manoir. Celui-ci était situé à l'Est de l'actuelle voie ferrée, entre le chemin et la rivière. Le couple y habite jusqu'au décès de Marie-Hippolyte, le 7 avril 1810. Un mois plus tard, Louis-Hugues Hertel de Chambly donne le manoir et le domaine à son neveu le notaire Nicolas Manteht d'Ailleboust mais continue à y habiter jusqu'à son décès en 1817. Le notaire se départit du manoir en 1819, qui perd alors sa fonction de maison seigneuriale. Incendié en 1834, le manoir est alors reconstruit. Il dispara&icurc;t au début du XXe siècle.
Références
- Bertrand, Lionel et Pauline Ouimet-Charron, La seigneurie de Blainville après 300 ans, Sainte-Thérèse, Éditions Thérèse-de-Blainville, 1983, pages 27, 32-33.